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Wikipédia:Sélection/Suède

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Expédition polaire de S. A. Andrée

S. A. Andrée (1854–97).

L’expédition polaire de 1897 de S. A. Andrée fut une tentative tragique de rejoindre le pôle Nord qui vit le décès de ses trois participants. S. A. Andrée, le tout premier aérostier suédois, proposa de réaliser un périple en ballon à hydrogène du Svalbard à la Russie ou au Canada, avec pour objectif de survoler en cours de route le pôle Nord. Cette initiative fut accueillie en Suède avec un grand enthousiasme, exacerbé par le patriotisme d’une nation nordique jusqu’alors à la traîne dans la course au pôle Nord.

Les dangers inhérents à cette expédition furent négligés par Andrée. Une conduite efficace du ballon était nécessaire à la bonne marche du voyage, mais le dispositif de conduite, développé par Andrée et utilisant un système de guideropes, montrait de nombreux signes de faiblesse. Ce sont ces guideropes qui scellèrent le sort de l’expédition.

Märket

Phare et île de Märket.

Märket est une petite île de la mer Baltique partagée entre la Finlande (État libre associé d'Åland) et la Suède (comtés de Stockholm et d'Uppsala). Rocheuse, dénudée et n'abritant qu'un phare automatisé, elle est incluse dans un vaste site Ramsar, l'archipel de Signilskär-Märket, grâce aux très nombreux oiseaux marins et phoques qui y vivent.

Probablement émergée au cours du XVIe siècle à la faveur du rebond isostatique, Märket est partagée dès 1809 entre la Suède et l'Empire russe par une frontière qui la traverse de part en part, ce qui en fait une prétendante au titre de la plus petite île maritime partagée par une frontière terrestre internationale.

Lindworm

Lindworm (dragon bipède dénué d’ailes) : anciennes armoiries bavaroises

Les lindworm, appelés aussi lindorm (surtout en Norvège), lindwurm (en Allemagne), linnorm (exclusivement en Scandinavie), et dreki (« dragon ») ou ormr (« serpent ») à l’époque viking, sont des créatures imaginaires issues en majorité du folklore et de la mythologie montagnards d’Europe centrale et de Scandinavie. Si on les retrouve principalement en Suède, elles sont également présentes dans d’autres cultures (voir à ce propos l’Unktehi lakota) et plusieurs autres cadres (par exemple l’océan et d’autres points d’eau) mais de manière sporadique…

Peter Forsberg

Peter Forsberg.

Peter Mattias ForsbergÉcoutez (né le 20 juillet 1973 à Örnsköldsvik en Suède) est un joueur de hockey sur glace professionnel suédois. Surnommé Foppa, il évolue au poste de centre. Il est le fils de Kent Forsberg, entraîneur de hockey sur glace, et débute dans le hockey professionnellement en 1990 en jouant pour l'équipe locale du MODO Hockey dans le championnat suédois élite de hockey, l'Elitserien. Il rejoint quelques temps plus tard l'Amérique du Nord et la Ligue nationale de hockey où il remporte la Coupe Stanley, un des trophées les plus prestigieux du hockey sur glace, à deux reprises avec l'Avalanche du Colorado. Début 2008, il retourne jouer dans son pays pour son club formateur où il évolue toujours.

Il est l'un des composants essentiels de l'équipe nationale, qui a remporté deux championnats du monde en 1992 et 1998 mais également deux éditions du tournoi olympique en 1994 et 1998. Il est l'un des rares joueurs à avoir remporté à la fois la Coupe Stanley, le championnat du monde et au moins une médaille d'or aux Jeux olympiques, ce qui fait de lui un membre du Triple Gold Club — en français, le club du triple or. Vingt-trois joueurs, dont neuf Suédois, font partie de ce club, mais il est le seul Suédois à avoir remporté les trois trophées à deux reprises.

Vasa

Un flanc du Vasa.

Le Vasa (ou Wasa) est un navire de guerre suédois du XVIIe siècle, construit pour le roi Gustave II Adolphe de Suède, de la dynastie Vasa, entre 1626 et 1628. Le navire sombra après une navigation d'à peine un mille marin lors de son voyage inaugural, le 10 août 1628. Le Vasa tomba dans l'oubli après la récupération de ses canons, au cours du XVIIe siècle. L'épave fut localisée à la fin des années 1950 dans la vase d'un chenal situé à la sortie du port de Stockholm. La coque, entière et largement intacte, fut renflouée le 24 avril 1961 et entreposée dans un bâtiment provisoire nommé Wasavarvet (« chantier naval du Vasa ») jusqu'en 1987, puis dans un nouveau bâtiment appelé musée Vasa à Stockholm. Le vaisseau est l'une des attractions les plus populaires de Suède et le deuxième musée de Suède par sa fréquentation avec par exemple plus d'1,1 million de visiteurs en 2008, et un total de plus de 25 millions de visiteurs depuis son renflouement.

Les raisons du naufrage sont à chercher dans une combinaison de facteurs, mettant en cause la structure même du bâtiment, trop lourd dans les hauts et pas assez lesté. Malgré son manque de stabilité dans le port, il fut autorisé à mettre à la voile, avant de chavirer et de sombrer quelques minutes plus tard, dès qu'il trouva un vent plus fort qu'une simple brise. Le roi Gustave Adolphe, à l'étranger lors de l'inauguration, était impatient de voir son vaisseau rejoindre la flotte de la Baltique dans la guerre de Trente Ans. De plus, ses subordonnés avaient manqué du courage nécessaire pour aborder avec lui en toute franchise la question de la structure du navire ou envisager un report du voyage inaugural. Aucune sanction ne fut prise contre quiconque, après l'enquête menée par son Conseil privé pour déterminer les responsabilités.

Lors du renflouage de 1961, les spécialistes de l'archéologie sous-marine mirent au jour des milliers d'objets et artéfacts, ainsi que les restes d'au moins 25 personnes. On trouva des vêtements, des armes, des canons, des outils, des pièces de monnaie, des couverts, de la nourriture, des boissons et six des dix voiles du navire. Les objets et le navire lui-même ont apporté aux historiens une somme de connaissances sur les techniques de la guerre et de la construction navales, ainsi que sur la vie quotidienne en Suède en cette première moitié du XVIIe siècle.

Il était destiné à servir les aspirations expansionnistes de la Suède et de son roi Gustave Adolphe, et aucune dépense n'avait été épargnée pour son équipement et sa décoration. C'était l'un des plus gros navires, l'un des plus lourdement armés de son temps, chargé de centaines de sculptures, toutes peintes de couleurs vives.

Le Vasa peut être défini comme un trois-mâts de type hybride entre le galion et la caraque. Sa voilure – en tout, dix voiles – se composait de trois étages de voiles carrées sur le mât de misaine et sur le grand mât, deux voiles carrées sur le beaupré, et une voile latine et une voile carrée sur le mât d'artimon. Plusieurs voiles du navire sont parvenues jusqu'à nous.

Bataille de Svolder

Peinture représentant un drakkar.

La bataille de Svolder, ou bataille de Swold, est une bataille navale qui s’est déroulée en l’an 999 ou 1000 dans la mer Baltique, opposant le roi de Norvège Olaf Tryggvason à une alliance de ses ennemis. Les enjeux de la bataille concernent le processus d’unification de la Norvège en un État unique, la volonté de longue date des Danois de contrôler le pays et la diffusion du christianisme en Scandinavie.

L’emplacement de la bataille n’est pas clairement établi, notamment du fait de la profonde modification des côtes de la Baltique au cours des siècles ; les historiens la situent généralement soit dans l’Øresund, soit près de l’île de Rügen.

En expédition sur les côtes sud de la Baltique, Olaf, le roi de Novège, tombe dans une embuscade tendue par une alliance composée du roi de Danemark Sven à la Barbe Fourchue, du roi de Suède Olof Skötkonung et du Norvégien Éric Håkonsson, jarl de Lade. Pris par surprise, Olaf doit affronter une force largement supérieure d’au moins 70 navires avec seulement 11 navires. Arrimés les uns aux autres en une formation défensive, ses navires sont capturés l’un après l’autre jusqu’à la prise de son navire amiral, le Grand Serpent (Ormen Lange, en vieux norrois), par le jarl Éric. Olaf se jette alors à la mer, mettant fin aux combats. Après la bataille, la Norvège est confiée à la gestion des jarls de Lade, en tant que fief des rois de Danemark et de Suède.

Les écrits les plus détaillés sur l’événement, les sagas royales, sont rédigés environ deux siècles après son déroulement. Historiquement peu fiables, elles offrent un récit littéraire détaillé de la bataille et des événements qui l’ont entraînée. Les sagas attribuent les causes de la bataille à la proposition malheureuse de mariage d’Olaf Tryggvason à Sigrid Storråda et à son mariage problématique avec Tyra, le sœur de Sven de Danemark. Au début de la bataille, Olaf est mis en scène injuriant les flottes danoises et suédoises à coup de bravades et d’insultes ethniques, tandis qu’il reconnaît qu’Éric Håkonsson et ses hommes sont dangereux, étant norvégiens comme lui. L’épisode le plus connu de la bataille est le bris de l’arc d’Einarr Þambarskelfir, qui annonce la défaite d’Olaf.

Dans les siècles qui suivent, la description de la bataille faite par les sagas, notamment par la Heimskringla de Snorri Sturluson, inspire de nombreuses œuvres littéraires. Magnifié par ces récits, le roi Olaf devient un personnage mythique de la littérature nordique.

Parc national de Söderåsen

Le parc national de Söderåsen (en suédois : Söderåsens nationalpark) est un parc national situé en Scanie, au sud de la Suède. Situé sur un horst, le parc d'une superficie de 1 625 ha, forme un relief proéminent dans une région autrement relativement plate. Il est découpé par de profondes vallées, dont en particulier celle de Skäralid, principale attraction du parc.

Des humains ont probablement habité la région depuis l'âge du bronze et du fait de l'occupation humaine au XIXe siècle, une bonne partie de la surface actuelle du parc a été défrichée. Cependant, plusieurs zones, en particulier sur les versants, ont préservé leur flore originelle et la forêt a depuis reconquis le terrain. De nos jours, l'essentiel de la superficie du parc est recouvert d'une forêt de feuillus et constitue ainsi une des plus grandes forêts de feuillus protégées des pays nordiques. Cette forêt accueille une flore particulièrement riche, en particulier dans les zones où le sol est constitué de diabase où la végétation devient luxuriante. La faune du parc est aussi significative, en particulier les oiseaux et insectes.

Constitué en 2001, le parc national fait partie de nos jours des attractions les plus visitées de tout le pays grâce notamment à sa proximité avec plusieurs villes importantes de Suède et du Danemark.

Parc national de Stenshuvud

La colline emblématique de Stenshuvud.

Le parc national de Stenshuvud (en suédois : Stenshuvuds nationalpark) est un parc national situé en Scanie, au sud de la Suède.

Le parc couvre 390 ha, situés autour de la colline éponyme, constituant l’extrémité est du horst de Linderödsåsen. Cette colline domine la mer Baltique d’une hauteur de 97 m, et a longtemps constitué un important point de repère pour les marins. Elle offre aussi un excellent point de vue, pouvant aller par temps clair jusqu’à l’île de Bornholm.

L’homme est présent dans la région depuis la préhistoire, mais c’est surtout au XIXe siècle que l’influence humaine fut la plus marquante, la quasi-totalité de la superficie du parc étant alors déboisée. Mais, depuis le début du XXe siècle, la protection de la zone a permis à la forêt de regagner du terrain, même si certaines prairies sont encore présentes et entretenues, même après la fondation du parc national, en 1986.

Le parc présente une importante diversité animale et végétale pour le pays et, en particulier, de nombreuses espèces considérées comme menacées en Suède y sont présentes. Le parc est aussi un site touristique important, avec 400 000 visiteurs par an.

Parc national de Kosterhavet

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Le parc national de Kosterhavet (en suédois Kosterhavets nationalpark) est un parc national situé dans le comté de Västra Götaland sur la côte du Bohuslän en Suède. Sur les communes littorales de Strömstad et Tanum, il couvre 38 878 ha principalement autour de l’archipel des îles Koster dans le Skagerrak et est prolongé au nord-ouest par le parc national norvégien d’Ytre Hvaler. Cet archipel est séparé de la côte et de l’archipel intérieur par le fjord de Koster, une fosse profonde de 247 m communiquant avec la fosse norvégienne.

Le parc voit se rencontrer les eaux saumâtres de la mer Baltique et les eaux salées de l’océan Atlantique. Les eaux possèdent ainsi une salinité supérieure à celle des côtes de la Suède, ce qui, ajouté au climat particulièrement clément, permet aux eaux du parc d’être parmi les plus riches du pays biologiquement. Elles abritent en particulier le seul récif de corail suédois, une zone d’une grande richesse écologique. Les oiseaux de mer et les phoques sont particulièrement nombreux.

La présence humaine est attestée depuis l’âge de la pierre, les ressources de la mer étant déjà déterminantes. Les grandes époques du harengs voient l’augmentation de la part de la pêche dans la vie des habitants. C’est surtout au XXe siècle que l’homme va le plus profondément affecter la région, avec en particulier le développement du chalutage. À la fin du siècle cependant, il va progressivement protéger ces eaux, amenant à la création du parc en 2009, simultanément avec son voisin Ytre Hvaler, devenant ainsi le premier parc national marin de Suède.

Avec 90 000 visiteurs annuels, le parc est un haut lieu du tourisme sur la côte ouest suédoise, avec en particulier un des plus importants trafics de plaisance. En parallèle, la pêche est encadrée par de nombreuses règles afin de ne pas nuire à la richesse du milieu.

Parc national de Sarek

Le delta de Laitaure vu depuis Skierfe.

Le parc national de Sarek (en suédois Sareks nationalpark) est un parc national du Nord de la Suède, dans la commune de Jokkmokk du comté de Norrbotten en Laponie. Il couvre 1 970 km2 dans les alpes scandinaves et est bordé par les parcs nationaux de Padjelanta et de Stora Sjöfallet.

Le parc est la zone la plus montagneuse de Suède, avec dix-neuf sommets de plus de 1 900 m dont le Sarektjåkkå, deuxième plus haut sommet du pays avec 2 089 m. Le parc est parcouru par la rivière Rapaätno et la vallée de Rapadalen qui forment l’« artère du parc ». Cette rivière, alimentée par une trentaine de glaciers, transporte des quantités de sédiments qui, en se déposant, ont créé plusieurs deltas tout au long du cours de la rivière. Un de ces deltas, le delta de Laitaure, a inspiré l’icône du parc.

Sarek, ainsi que le reste de la Laponie qui l’entoure, sont souvent qualifiés de « plus grande zone encore vierge » d’Europe. En fait, le secteur du parc est habité depuis environ 7 000 ans par les Samis, peuple nomade du Nord de l’Europe. Ils vivaient initialement de la cueillette et de la chasse, en particulier au renne, mais peu à peu ils ont développé une culture basée sur l’élevage de cet animal associé à des déplacements de transhumance. La principale zone de pâture des rennes en été est cependant le parc de Padjelanta, Sarek n’étant essentiellement qu’un lieu de passage. Les Suédois, eux, ne commencèrent à s’aventurer dans ces montagnes qu’à la fin du XIXe siècle, principalement à des fins scientifiques. Le plus éminent, Axel Hamberg, plaida alors pour la protection de cette zone et fut soutenu par le célèbre explorateur polaire Adolf Erik Nordenskiöld, ce qui aboutit en 1909 à la création du parc national de Sarek et simultanément à celle de huit autres parcs nationaux, les premiers parcs nationaux de Suède et même d’Europe. Le parc et la région furent classés en 1996 patrimoine mondial de l’UNESCO, en partie pour sa nature préservée et pour une culture toujours présente.

La faune et la flore du parc ont conservé l’essentiel de leur diversité originale. En particulier, le parc constitue un refuge pour les grands mammifères carnivores suédois, pour la plupart menacés dans le pays. L’avifaune du parc présente aussi une grande richesse, en particulier autour des zones humides.

Le parc national de Sarek est considéré comme l’une des plus belles zones naturelles de Suède. Cependant, du fait de sa piètre accessibilité, ainsi que du peu d’infrastructures touristiques, il n’est visité que par environ deux mille personnes par an.

Parc national de Färnebofjärden

Le parc vu depuis la tour d’observation de Skekarsbo.

Le parc national de Färnebofjärden (en suédois Färnebofjärdens nationalpark) est un parc national suédois traversé par le fleuve Dalälven, à environ 140 km au nord de Stockholm. Il couvre 10 100 ha dont 4 110 aquatiques, à la frontière entre les comtés d’Uppsala, de Västmanland, de Dalécarlie et de Gävleborg.

Après le retrait de l’inlandsis qui recouvrait la région lors de la dernière glaciation, le fleuve se trouva détourné par un esker et arriva dans une plaine uniquement coupée par les crêtes d’autres eskers, où il forma une succession de rapides et des baies étendues (appelés fjärd) qu’il inonde lors des crues de printemps. Cette hydrographie particulière, jointe à la proximité de la limite biologique entre le nord et le sud, a favorisé le développement d’une faune et flore d’une grande diversité. Le parc possède ainsi des forêts de conifères, des forêts mixtes, ainsi que des forêts de feuillus dont certaines très anciennes, épargnées par l’industrie forestière du fait de leur inaccessibilité. Ces forêts constituent le milieu idéal pour de nombreuses espèces, en particulier d’oiseaux, avec des densités très importantes de pics, de chouettes et de hiboux.

Si la présence des hommes fut relativement discrète depuis l’âge de la pierre, principalement concentrée sur les eskers, le développement des activités minières (en particulier de fer) ont profondément affecté la région. Les forêts furent exploitées afin d’alimenter les forges qui s’implantèrent le long du fleuve pour utiliser son énergie. Une des plus importantes était celle de Gysinge, fondée en 1668 et située à proximité immédiate du parc. En 1975, c’est en réaction à une menace d’abattage massif d’une vaste forêt que l’élan pour la création du parc national prit naissance, pour aboutir à son ouverture en 1998. Le parc fut ensuite intégré au réseau Natura 2000 et porté sur la liste de la convention de Ramsar sur les zones humides.

Le parc et ses environs sont des destinations touristiques importantes. Le fleuve est son mode de découverte privilégié, quelques sentiers de randonnée permettant d’autres explorations. Le parc est également apprécié par les pêcheurs.

Parc national de Fulufjället

Njupeskär, l’attraction principale du parc.

Le parc national de Fulufjället (en suédois Fulufjällets nationalpark) est un parc national suédois situé le long de la frontière norvégienne. D’une superficie totale de 385 km2, il est entièrement situé sur le territoire de la commune d’Älvdalen dans la province de Dalécarlie. Il couvre la partie suédoise du massif de Fulufjället, le plus septentrional des Alpes scandinaves en Suède. Ce massif est un haut plateau culminant à 1 042 m d’altitude, profondément entaillé par plusieurs rivières appartenant au bassin versant du fleuve Dalälven.

Les hauteurs du plateau sont dominées par les lichens et les montagnes nues, tandis que les vallées sont couvertes d’anciennes forêts denses. Les landes de buissons, d’herbes et de lichens sont uniques dans les Alpes scandinaves en raison de l’interdiction de pâture des rennes. Le parc est l’un des terrains de prédilection de l’ours brun et du lynx boréal. Il est également connu pour abriter de nombreuses espèces d’oiseaux dont le mésangeai imitateur, symbole du parc.

Les hommes sont présents dans la région depuis l’âge de la pierre et l’âge du fer, comme en témoignent plusieurs vestiges, tels que des édifices funéraires. Cependant, une occupation fixe n’est attestée qu’au XVIe siècle du côté norvégien et au XVIIIe siècle du côté suédois, la montagne étant alors utilisée comme lieu de transhumance. Si, depuis cette période, la pâture puis l’industrie du bois ont affecté la zone, de nombreux espaces ont conservé leur aspect originel et la protection croissante de la zone au cours du XXe siècle a permis de préserver cet héritage naturel. Cette protection a abouti en 2002 à la création du parc national, d’une superficie de 385 km2, inauguré le 17 septembre 2002 par le roi Charles XVI Gustave de Suède. Le parc est devenu l’un des parcs initiaux du projet PAN parks, un projet du WWF visant à combiner la préservation de la nature et le tourisme. Le tourisme est en particulier marqué par la présence de la plus grande chute d’eau de Suède, Njupeskär, d’une hauteur totale de 93 mètres.

Parc national de Skuleskogen

Slåttdalsskrevan, une des principales attractions du parc.

Le parc national de Skuleskogen est un parc national situé dans le Västernorrland, sur la côte de la mer Baltique, dans le Nord de la Suède. Il recouvre 30,62 km2, constituant la partie orientale de la forêt de Skuleskogen.

Le parc est caractérisé par un relief très accidenté, avec de nombreux sommets rocheux, dont le plus haut est Slåttdalsberget, s’élevant directement de la mer pour culminer à 280 m d’altitude. La topographie est, en outre, marquée par la présence de profondes crevasses et de grottes. Ce relief particulier se retrouve dans toute la région environnante, appelée la Haute Côte, ainsi nommée car elle constitue la plus haute section de la côte de la mer Baltique. Cette région est, de nos jours, principalement connue comme un site privilégié de l’observation du phénomène de rebond post-glaciaire. En effet, l’essentiel de la région était sous la mer il y a moins de 10 000 ans, après la fonte de l’inlandsis qui la recouvrait. Mais, à la faveur de la fonte de cette masse de glace qui le pressait, le sol s’élève d’année en année, la vitesse actuelle étant de 8 mm/an.

Les hommes ont laissé leurs marques dans le parc, bien qu’ils ne s’y soient probablement jamais vraiment établis. On peut encore voir les nombreux cairns funéraires de l’âge du bronze accumulés le long de l’ancienne ligne de côte. Par la suite, la forêt était principalement exploitée comme terre de pâture. Les choses changèrent au milieu du XIXe siècle, lorsque l’exploitation du bois se répandit dans le pays, affectant presque totalement la forêt du parc. Cette exploitation s’arrêta cependant dès la fin du siècle, de sorte que la forêt actuelle est dominée par des arbres ayant au plus une centaine d’années. Cette forêt a donc pu reconstituer une partie de sa richesse ancestrale, et abrite ainsi une faune et une flore importantes, avec plusieurs espèces menacées, telles que le lichen Dolichousnea longissima, qui est devenu un symbole du parc. Cette richesse géologique et biologique a amené la création du parc national en 1984, puis l’inclusion du parc avec le reste de la Haute Côte en 2000 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

De nos jours, malgré son éloignement des zones à forte densité démographique, le parc est un site touristique relativement important, avec 20 000 visiteurs par an. La principale attraction du parc est la crevasse de Slåttdalskrevan, profonde de 40 m, facilement accessible par les nombreux sentiers de randonnée, dont le Höga Kustenleden, parcourant toute la Haute Côte.

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